J'ai fait un petit stage de remise à jour de mes perceptions sur la publicité télévisée à l'américaine (back to where it comes from). Et j'ai fait une constatation terrible : la concurrence ne se joue plus entre les marques de plats préparés (gras-salés) ou de boissons (sucrées-sucrées à 96% sans matière grasse !) mais, de manière acharnée entre les "solutions" pour maigrir et les produits pour grossir ! Du junk food et des pilules ou des instruments de tortures, c'est presque tout ce que j'ai vu.
En plus, les écrans pub arrivent sans prévenir (qu'est-ce que ça coûte de réaliser une petite alerte en tête et en pied ?) et il n'y a aucune coupure d'un spot à l'autre, tout s'enchaîne et si on n'est pas super attentif, on croît vraiment qu'après la pizza dégoulinante, il suffira de faire un peu d'exercice pour la faire descendre.
Mais peut-être est-ce le but de la manoeuvre ?
Du coup, comme l'équation est à somme nulle, il ne reste pas grand chose, à part des super rabais sur les bagnoles (crise à Détroit).
Les US étant la patrie de la pub, qui sait si ce spectacle confondant ne va pas finir par envahir nos écrans ?
10 mars 2009
2 février 2009
Crise économique chez Kraft - suite !
J'ai été un peu injuste avec Kraft. En y regardant de plus près, j'ai cru comprendre que les économies n'avaient pas tant affecté les qualités de la production que la phase aval de post-production (montage à la hache) et le budget media (film tourné pour un format long, genre 30 secondes et mise à l'antenne en format court). Ce dont souffrent ces spots, selon moi, c'est le décallage entre l'optimisme de l'équipe marketing (+ les commerciaux et les créatifs de l'agence + le réalisateur) et les dures réalités économiques imposées par la direction financière (allez, on garde le nombre de passages mais on les fait plus courts pour pour sauver quelques emplois).
Z'ont dû être drôlement contents que le prime time des chaînes publiques ait disparu, dis-donc !
A ce rythme-là, bientôt, il n'y aura bientôt plus que des packshots : plan fixe du paquet, signature de la marque, énorme logo et zou ! encore quelques milliers d'euros d'économisés !
Heureusement que le chocolat contient du magnésium anti-dépressif !
Z'ont dû être drôlement contents que le prime time des chaînes publiques ait disparu, dis-donc !
A ce rythme-là, bientôt, il n'y aura bientôt plus que des packshots : plan fixe du paquet, signature de la marque, énorme logo et zou ! encore quelques milliers d'euros d'économisés !
Heureusement que le chocolat contient du magnésium anti-dépressif !
22 janvier 2009
Crise économique chez Kraft
Allez, c'est la crise, il faut faire des économies ! Kraft montre l'exemple en nous propulsant de nouveaux films chocolat Côte d'Or indigents !
Les plans produits font 'plastoc & toc' .
Je sais bien que l'appétence des produits dans les pubs doit tout au génie mimétique des accessoiristes de tournage, à l'usage des Snorkel (caméras es-gros plans), au 'slow-motion' et aux trucages des artistes de la palette graphique à la post-production.
Là, il est évident qu'on a fait à pas cher.
Pourtant, pour me dégoûter du chocolat, il en faut !
Les plans produits font 'plastoc & toc' .
Je sais bien que l'appétence des produits dans les pubs doit tout au génie mimétique des accessoiristes de tournage, à l'usage des Snorkel (caméras es-gros plans), au 'slow-motion' et aux trucages des artistes de la palette graphique à la post-production.
Là, il est évident qu'on a fait à pas cher.
Pourtant, pour me dégoûter du chocolat, il en faut !
20 janvier 2009
Au lit à 9h30 : merci Nicolas !
Depuis que le service public de la télé s'est vu privé de pub après 20h, je n'avais pas vraiment expérimenté ce que cela pourrait changer à ma vie. Hier, enfin, France2 m'a proposé un programme qui me plaisait (une fois en 19 jours, sans commentaire !), à savoir un inédit de FBI Portés Disparus. Sans courir, j'étais dans mon lit avec mon Harlan Coben à 21h30 pour une grosse heure de lecture avide. Merci, Nicolas !
J'en profite pour verser un peu ma bile sur ce sujet ô combien commenté récemment.
Les syndicats les plus acharnés à trouver que notre Président ne fait rien bien, donc de gauche de préférence, ont pleuré la disparition des écrans publicitaires de France Télévisions. Après avoir passé des décennies à nous expliquer que la pub était le Grand Satan, main armée du Grand Capital, parangon de la Société de Consommation, pousse-au-crime pour les surendettés, abêtisseur des peuples, voix du Grand Mensonge organisé, dévoyeur de la Jeunesse, et j'en passe!
Les cultureux (comme on dit 'pubeux'), eux, nous ont expliqué doctement qu'avec notre argent (et non plus celui des annonceurs), les chaînes publiques allaient nous pondre des programmes de meilleure qualité puisque non soumis à la dictature de l'audience.
De mon point de vue, ce raisonnement est débile :
- dans les 2 jours qui ont suivi le démarrage de la Nouvelle Ere, France2 s'est rengorgé à plusieurs reprises en nous remerciant d'avoir été si nombreux à regarder Edouard Baer chez les Dogons (Rendez-vous en Terre Inconnue), comme si l'absence de pub avait motivé les gens à regarder cette émission. En plus, à cette date-là, c'est bel et bien le pognon de la pub qui a payé le tournage !
- les programmes que les gens regardent sont ceux qui leur plaisent, avec ou sans pub devant, au milieu et à la suite ;
- c'est sûrement ce qui explique que TF1 réalise depuis des années les meilleures audiences avec toute cette pub dégoulinante et des programmes "populaires" !
Enfin, j'ai remarqué le silence étourdissant des publicitaires sur le sujet. Où est le bon temps où Jacques Séguéla et ses frères d'armes tenaient moult chroniques sur la marche du monde ? Aujourd'hui, on ne les voit, lit ni entend plus sur leur propre métier.
Il faut croire que le monde a changé.
J'en profite pour verser un peu ma bile sur ce sujet ô combien commenté récemment.
Les syndicats les plus acharnés à trouver que notre Président ne fait rien bien, donc de gauche de préférence, ont pleuré la disparition des écrans publicitaires de France Télévisions. Après avoir passé des décennies à nous expliquer que la pub était le Grand Satan, main armée du Grand Capital, parangon de la Société de Consommation, pousse-au-crime pour les surendettés, abêtisseur des peuples, voix du Grand Mensonge organisé, dévoyeur de la Jeunesse, et j'en passe!
Les cultureux (comme on dit 'pubeux'), eux, nous ont expliqué doctement qu'avec notre argent (et non plus celui des annonceurs), les chaînes publiques allaient nous pondre des programmes de meilleure qualité puisque non soumis à la dictature de l'audience.
De mon point de vue, ce raisonnement est débile :
- dans les 2 jours qui ont suivi le démarrage de la Nouvelle Ere, France2 s'est rengorgé à plusieurs reprises en nous remerciant d'avoir été si nombreux à regarder Edouard Baer chez les Dogons (Rendez-vous en Terre Inconnue), comme si l'absence de pub avait motivé les gens à regarder cette émission. En plus, à cette date-là, c'est bel et bien le pognon de la pub qui a payé le tournage !
- les programmes que les gens regardent sont ceux qui leur plaisent, avec ou sans pub devant, au milieu et à la suite ;
- c'est sûrement ce qui explique que TF1 réalise depuis des années les meilleures audiences avec toute cette pub dégoulinante et des programmes "populaires" !
Enfin, j'ai remarqué le silence étourdissant des publicitaires sur le sujet. Où est le bon temps où Jacques Séguéla et ses frères d'armes tenaient moult chroniques sur la marche du monde ? Aujourd'hui, on ne les voit, lit ni entend plus sur leur propre métier.
Il faut croire que le monde a changé.
13 octobre 2008
MAAF gigote sur sa chaise
Je ne sais pas si c'est toujours efficace, mais les dernières productions publicitaires de la Mutuelle des Artisans font pas cher, voire cheap, surtout du côté de la follow-up copy.
Bien sûr, quand on perd son comédien titre, on a bien des raisons d'être déstabilisé. Toutefois, the show must go on dans la pub aussi et il convient de ne pas se montrer déstabilisé.
Le nouveau patron de la MAAF, avec ses cheveux orange, je l'aimais mieux chez Haribo, avec son petit déhanchement il était parfait.
Le nouveau client de la MAAF, il nous fait un come-back après une apparition éclair de notre très cher Daniel Prévost (voir le post sur Magasins U), et, franchement, il ne le fait pas.
Les danseuses, c'est la totale. Sous prétexte de faire évoluer l'identité graphique en ajoutant du rouge, couleur préférée du nouveau patron, les voici rhabillées pour l'hiver avec des nippes que je ne mettrais pas pour faire mon ménage. En plus, on les a affublées de chignons genre chou chinois du plus vilain effet, surtout surmontés de boîtes à camembert recouvertes de tissu aux couleurs (moches, je crois l'avoir déjà fait comprendre) de la marque.
Bref, la MAAF gigote sur sa chaise comme si elle avait une envie pressante : de changer de directeur du marketing, d'agence de pub, d'équipe créative ? S'ils ont besoin de quelqu'un pour écrire un brief pour la prochaine campagne, qu'ils me contactent, je trouverai du temps dans mon planning.
Bien sûr, quand on perd son comédien titre, on a bien des raisons d'être déstabilisé. Toutefois, the show must go on dans la pub aussi et il convient de ne pas se montrer déstabilisé.
Le nouveau patron de la MAAF, avec ses cheveux orange, je l'aimais mieux chez Haribo, avec son petit déhanchement il était parfait.
Le nouveau client de la MAAF, il nous fait un come-back après une apparition éclair de notre très cher Daniel Prévost (voir le post sur Magasins U), et, franchement, il ne le fait pas.
Les danseuses, c'est la totale. Sous prétexte de faire évoluer l'identité graphique en ajoutant du rouge, couleur préférée du nouveau patron, les voici rhabillées pour l'hiver avec des nippes que je ne mettrais pas pour faire mon ménage. En plus, on les a affublées de chignons genre chou chinois du plus vilain effet, surtout surmontés de boîtes à camembert recouvertes de tissu aux couleurs (moches, je crois l'avoir déjà fait comprendre) de la marque.
Bref, la MAAF gigote sur sa chaise comme si elle avait une envie pressante : de changer de directeur du marketing, d'agence de pub, d'équipe créative ? S'ils ont besoin de quelqu'un pour écrire un brief pour la prochaine campagne, qu'ils me contactent, je trouverai du temps dans mon planning.
31 mars 2008
RATP & SNCF même combat
Il y a des annonceurs qui savent bien dépenser notre argent. SNCF & RATP en font partie.
La SNCF, il y a quelques mois, juste après les grosses grèves, quand les cicatrices étaient encore rouges, douloureuses et boursoufflées sur nos cartes orange, nous avait sorti un film apparemment institutionnel qui se passait dans des contrées très, très lointaines, sûrement pas desservies par le moindre dur, encore moins par la SNCF. C'était sûrement pour faire la nique à AIR FRANCE et ses beaux spots planants, mais c'était surtout pour nous faire savoir que, pendant les grèves, les responsables de la pub travaillaient d'arrache-pied avec leur chère, très chère agence.
Ensuite, plus récemment, c'est le TGV qui s'y est collé avec 3 films : un pauvre garçon alternativement bloqué devant la gare par un méga chewing-gum englué à ses basques, une attaque de touristes entraînant irrésistiblement le même gars dans leur car ou une noyade d'icelui dans une mousse genre débordement de machine à laver. J'ai eu bien du mal à comprendre le message et je suis arrivée aux propositions suivantes :
L'un se passe dans une école de coiffure et l'autre dans une usine de jouets.
Je dois être plus débile que la moyenne parce que je ne vois dans ces saynètes tragi-comiques qu'une joke entre l'agence et le client. J'imagine que le client a dit : "nos études de notoriété sont merdiques, il n'y pas un Français sur 10 qui sache qu'on vend autre chose que des billets de train" et que l'agence a répondu : "pour installer la notoriété de votre offre, cher client, on va faire du guignol branchouille, ça va vous coûter un peu de sous mais y a que ça qui marche".
Pour ne pas mourir idiote, je suis allée sur ce site d'une lenteur désespérante (pas bon pour l'image, ça, Monsieur Pépy), même pas fini (le salon de coiffure à 'ouverture imminente', c'est pas bon pour l'image, ça, Monsieur Pépy), agrémenté de personnages pathétiques (pas bon pour l'image, ça, Monsieur Pépy) et nanti d'une boutique présentant des objets improbables (qui va acheter des chants de Noël au printemps ?).
Alors j'ai repensé au litige commercial que j'ai eu fin 2007 avec voyagesSNCF.com (bugs sur le site, tarifs fantaisistes, service clients impoli...) qui m'a valu, 6 semaines après mon recommandé avec AR, enfin, une réponse sous forme de fin de non-recevoir d'une mauvaise foi effarante. A l'époque, je m'étais dit que la SNCF n'avait pas encore compris les règles de base de la relation commerciale avec ses clients (savoir dire OUI). Aujourd'hui, en voyant les campagnes sorties par ses agences, je me dis en plus que la SNCF n'a pas non plus compris les règles de base de la relation commerciale avec ses fournisseurs (savoir dire NON).
Enfin, il paraît que la RATP est toute contente de revenir aux antennes de la télévision. Comme quoi, la vraie pub, celle qui passe à la télé - ads on telly -, y a que ça de vrai !
Bref, qu'on se le dise, le réseau RATP est désormais encore plus excitant que le net, parce que c'est pas du virtuel, c'est du vrai de vrai dans la vie. Et pour vous le démontrer, on va faire du virtuel parce que c'est plus excitant que le vrai de vrai dans la vie.
Que ceux qui ont compris ce raisonnement par l'absurde m'envoient un petit mail, ça me fera plaisir.
La SNCF, il y a quelques mois, juste après les grosses grèves, quand les cicatrices étaient encore rouges, douloureuses et boursoufflées sur nos cartes orange, nous avait sorti un film apparemment institutionnel qui se passait dans des contrées très, très lointaines, sûrement pas desservies par le moindre dur, encore moins par la SNCF. C'était sûrement pour faire la nique à AIR FRANCE et ses beaux spots planants, mais c'était surtout pour nous faire savoir que, pendant les grèves, les responsables de la pub travaillaient d'arrache-pied avec leur chère, très chère agence.
Ensuite, plus récemment, c'est le TGV qui s'y est collé avec 3 films : un pauvre garçon alternativement bloqué devant la gare par un méga chewing-gum englué à ses basques, une attaque de touristes entraînant irrésistiblement le même gars dans leur car ou une noyade d'icelui dans une mousse genre débordement de machine à laver. J'ai eu bien du mal à comprendre le message et je suis arrivée aux propositions suivantes :
- il n'y a que les crétins qui prennent l'avion, mais on n'a pas le droit de le dire;
- si vous payez plein pot vos billets de train parce que vous n'êtes pas fichus de réserver longtemps à l'avance, c'est bien fait pour vous, mais on n'a pas le droit de le dire.
L'un se passe dans une école de coiffure et l'autre dans une usine de jouets.
Je dois être plus débile que la moyenne parce que je ne vois dans ces saynètes tragi-comiques qu'une joke entre l'agence et le client. J'imagine que le client a dit : "nos études de notoriété sont merdiques, il n'y pas un Français sur 10 qui sache qu'on vend autre chose que des billets de train" et que l'agence a répondu : "pour installer la notoriété de votre offre, cher client, on va faire du guignol branchouille, ça va vous coûter un peu de sous mais y a que ça qui marche".
Pour ne pas mourir idiote, je suis allée sur ce site d'une lenteur désespérante (pas bon pour l'image, ça, Monsieur Pépy), même pas fini (le salon de coiffure à 'ouverture imminente', c'est pas bon pour l'image, ça, Monsieur Pépy), agrémenté de personnages pathétiques (pas bon pour l'image, ça, Monsieur Pépy) et nanti d'une boutique présentant des objets improbables (qui va acheter des chants de Noël au printemps ?).
Alors j'ai repensé au litige commercial que j'ai eu fin 2007 avec voyagesSNCF.com (bugs sur le site, tarifs fantaisistes, service clients impoli...) qui m'a valu, 6 semaines après mon recommandé avec AR, enfin, une réponse sous forme de fin de non-recevoir d'une mauvaise foi effarante. A l'époque, je m'étais dit que la SNCF n'avait pas encore compris les règles de base de la relation commerciale avec ses clients (savoir dire OUI). Aujourd'hui, en voyant les campagnes sorties par ses agences, je me dis en plus que la SNCF n'a pas non plus compris les règles de base de la relation commerciale avec ses fournisseurs (savoir dire NON).
Enfin, il paraît que la RATP est toute contente de revenir aux antennes de la télévision. Comme quoi, la vraie pub, celle qui passe à la télé - ads on telly -, y a que ça de vrai !
Bref, qu'on se le dise, le réseau RATP est désormais encore plus excitant que le net, parce que c'est pas du virtuel, c'est du vrai de vrai dans la vie. Et pour vous le démontrer, on va faire du virtuel parce que c'est plus excitant que le vrai de vrai dans la vie.
Que ceux qui ont compris ce raisonnement par l'absurde m'envoient un petit mail, ça me fera plaisir.
9 mars 2008
Quand la tomate est cool
J'ai déjà dit que je n'avais pas une grande passion pour la pub des grandes surfaces. De l'eau à mon moulin la radio m'a fourni cette semaine. Un spot pour Champion.
"Quand la tomate est cool, ça roucoule au potager".
A pleurer, de rire ou de rage ?
"Quand la tomate est cool, ça roucoule au potager".
A pleurer, de rire ou de rage ?
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